Chaque jour je n'oublie pas Anne-Sophie et ses compagnes d'infortune

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015, combien en 2016 ?

(clic sur le lien pour comprendre ... un peu)

lundi 25 septembre 2017

Dur dur de travailler !

Jill Bill à la barre des CROQUEURS DE MOTS sous la houlette de Cap'tain Dômi pour le défi n°191, nous invite cette quinzaine à "se tuer à la tâche" en cogitant sur une citation au choix de Paris Hilton ou de Pierre Doris.

Elle avait grandi dans la soie et la fourrure et elle en avait marre de trimer à ne rien faire en cherchant des idées pour faire semblant de s'occuper. A chaque fois qu'elle se creusait le ciboulot et croyait avoir trouvé un job, elle était le dindon de la farce et se rendait vite compte que sa sinécure n'était utile qu'au blanchiment des factures de son père. Celui-ci comptait sur sa femme et ses filles pour le servir. Il faut dire qu'il était de la lignée lointaine des rois fainéants, légende urbaine construite au XIXe siècle pour justifier de elle ne savait plus quelle idéologie. Révoltée de n'être jamais que larbin, fusse de son paternel, elle avait troqué son manteau de vison pour un paletot de marin-pêcheur et embarqué sur un morutier pour le grand nord.
Mais qu'était-elle allée faire dans cette galère !
Son père, intrigué de voir sa fillette cogiter et chauffer du crâne pour inventer mille façons de ne rien faire pour échapper aux corvées dans le respect de la tradition, voulait quant à lui tourner la page, disait-il, et lui avait déclaré un soir de lassitude que la vie n'était pas un long fleuve tranquille et qu'il lui faudrait trimer dur sur terre ou plutôt que les filles de la bonne société étaient là pour trimer pour que les hommes de la bonne société n'aient pas à trimer et que les individus femmes et hommes de "basse extraction" étaient là pour trimer à la place des gens de noble, militaire et cléricale souche.
Dans les océans glacés du grand nord, le capitaine dômi, aidé de la sagacité du commandant de bord Jill Bill avait débusqué la clandestine qui leur avait effrontément répondu :
- "Je me suis engagée dans la marine le jour où mon père a dit qu'on était sur terre pour travailler dur !"* C'est d'autant plus raté que je me suis embarquée pour aller chasser le jaguar en Amérique du Sud, non pas pour le fun mais je rêve d'un manteau en taches*** léopard ou jaguar** !

* citation empruntée à Pierre Doris car même penser par elle-même on ne lui avait jamais appris ou plus exactement on lui avait appris à ne pas penser par elle-même.
** mots clés de l'autre citation proposée :
"On a besoin des animaux, le jaguar pour la voiture, le vison pour la fourrure et le dindon pour la facture" attribuée à Paris Hilton (désolée pour l'article en anglais, je ne l'ai pas trouvé en français).
*** clin d’œil au mot tâche. Elle n'a pas non plus bossé dur son orthographe.


illustrations sonores :


Ou encore si vous êtes abonné à l'INA, Les parisiennes, Il fait trop beau pour travailler.
Titre clin d’œil à une chanson de 1992 "Dur dur d'être un bébé et à Jordy son interprète, enfant star de 4 ans.






26 commentaires:

  1. Bonjour Jeanne... ,-) une vie dorée lasse, lis-je, mais de là à tout plaquer pour la pêche en mer en tant que fille... bon pas la bonne direction pour la chasse au jaguar, mais j'ai aimé ta façon de relever ce défi, merci aussi, bises, jill

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Jill et je n'oublie pas qu'il faut que je m’attelle au défi de lundi prochain bises

      Supprimer
  2. J'ai bien aimé. Il y a quelques similitudes avec mon texte : le blanchiment, les tâches. Belle semaine. Bisous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. j'irai découvrir ton texte demain. Manque de temps ce soir ... bises

      Supprimer
  3. Une demoiselle qui a du caractère ! Bravo Jeanne pour ce défi rondement mené. Bises et bon début de semaine

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une semaine qui commence sur les chapeaux de roues et qui a failli commencer sans carburant ... mais je suis parée pour plusieurs jours et d'ici là j'espère que la raison va l'emporter bon début de semaine aussi

      Supprimer
  4. N'oublions tout de même pas que le "travail" était à l'origine un instrument de torture ...
    Loïc

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Absolument ! d'ailleurs c'est quand même tout récent à l'échelle de la longue Histoire que le travail soit devenu une "valeur" et "le non travail" un état dévalorisant. (enfin ça dépend pour qui)

      Supprimer
  5. Et oui le laboureur et ses enfants sont bien loin ce paternel ne faisait pas néant il nourrissait les gens sans feindre !

    RépondreSupprimer
  6. Je vois que tu as de bonnes références ! hi!hi!
    Finalement, elle a réussi à s'en sortir dans trop y laisser de plumes ,la maligne. Lorsqu'on ne veut pas travailler,il est difficile de se cacher! Bonne semaine.Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ça je ne sais pas ! il faudra savoir comment elle revient de sa campagne de pêche dans le grand nord (clin d’œil à un roman récent dont je ne connais que le titre et le résumé : Le grand marin, de Catherine Poulain.) Bises

      Supprimer
  7. Ah là là... je n'imagine même pas ne rien faire du tout, ce doit être lassant.
    En tout cas, tu as magistralement relevé le défi. Bravo !
    Bises et douce journée Jeanne.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne dis pas que ne jamais rien faire soit supportable mais de temps en temps pouvoir rien faire du tout par choix, ce sont des petites récréations que je m'accordent et qui surprennent ceux qui ne savent pas ne pas être occupés. Mais j'assume. Bises et belle soirée

      Supprimer
  8. ton texte est très gai, et le lire fait sourire. Bravo, et il y a encore des gars qui ne sont pas dans la marine, qui perpétuent les anciennes traditions ; pendant qu'ils sont en mode "jeux", Minette fait la reste. Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah oui il y a encore beaucoup à faire pour changer les pratiques. Je salue malgré tout que les femmes saoudiennes puissent bientôt avoir le droit de conduire. Enfin ! Bises

      Supprimer
  9. C'est une résistante cette fille de riche.. Tu ne dis pas mais elle avait peut-être un petit béguin dans ce baleinier ?
    J'ai aimé ton histoire.. Bonne nuit Jeanne

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Résistante, je ne sais pas. elle s'ennuyait de sa condition c'est sûr et ce changement radical est étonnant belle soirée Jeanne

      Supprimer
  10. eh bien voila une aventurière haute en couleurs ! et son papa n'est pas mal non plus,bravo, Jeanne

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce père-là, je l'ai imaginé, mais je n'ai pas de peine à penser qu'il en existe et plus qu'on le voudrait ...

      Supprimer
  11. Oh ! Bravo Jeanne !!! Défi relevé avec brio ! J'♥ ! Bonne soirée ! Bises♥

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ah si tu savais comme j'en ai bavé pour trouver une idée pour ce défi et un sujet pour le défi suivant !!!! non je plaisante. Si ce n'était pas un plaisir, je ne ferais pas ces jeux d'écriture. Juste que je suis obligée de choisir même si d'autres sujets m'intéressent et m'inspireraient.

      Supprimer
  12. Super !!! Non mais allo quoi, ne serait-ce pas Nabila cette jeune effrontée :)Quoiqu'il en soit elle a eu du mérite de troquer le manteau de vison pour le paletot de marin pêcheur ;)
    Bon et bien nous t'attendons bon pied bon oeil le 2 octobre sur le pont de la Coquille.
    Gros bisous.
    Domi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je dois dire que je ne connais pas bien cette "Nabila" sauf de rumeur ... le sujet du défi 192 est programmé pour paraître lundi prochain à la première heure. Bises

      Supprimer
  13. Super , pauvre petite fille riche comme chantait Claude François , tu as bien combiné les deux citations avec ton texte , bravo
    Bisous

    RépondreSupprimer
  14. Elle s'est trompée de bateau ! Pas étonnant s on l'a habituée à ne pas penser, juste à servir les hommes. Oups, quelle horreur. Elle a quand même eu le culot de réagir.
    Bonne soirée Jeanne

    RépondreSupprimer